Biotomn - Les anges gardiens protecteurs de la planète

 

 

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Nulle part ailleurs dans le monde, il n’existe une coordination nationale antinucléaire dotée d’un tel niveau d’organisation et d’action. Il s’agit d’un réseau unique en son genre au service d’une France et d’un monde sans nucléaire.

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Un pari fou, un projet insensé !

En 1997, la victoire de l’arrêt du surgénérateur Superphénix en Isère a été l’évènement déclencheur pour la création d’un projet ambitieux : un réseau national pour la sortie du nucléaire dans le pays le plus nucléarisé au monde.

Ce qui au départ était un projet utopique autour de quelques militant-e-s s’est vite transformé en une réalité qui allait rassembler des milliers de personnes. Une charte d’objectifs pour sortir du nucléaire a été le texte fondateur de l’association, et demeure le texte politique fort qui marque notre ambition et notre orientation communes. Au côté des quelque 60 000 signataires actuels, tout le monde peut signer notre charte pour renforcer la dynamique engagée.

Depuis 2005, l’Autorité de sûreté nucléaire savait que les procédures de fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville comportent de graves manquements.

Or, la cuve, pièce maîtresse d’un réacteur nucléaire, ne doit surtout pas rompre. L’ASN avait à l’époque averti EDF et Areva des risques encourus, mais ces derniers ont tout de même lancé sa fabrication.

Le gendarme du nucléaire doit rendre un avis définitif sur la question à la fin de l’année 2017 mais subit une pression considérable de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission Européenne dans l’optique de faire homologuer cette cuve défectueuse.

Empêchons les intérêts de l’industrie nucléaire de l’emporter sur la sécurité de chacun.e d’entre nous, mettons la pression sur l’ASN pour qu’elle refuse d’homologuer cette cuve !

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Pétition en ligne

L’Autorité de sûreté nucléaire vient de rendre son avis définitif sur le défaut de la cuve de l’EPR de Flamanville, estimant qu’il n’était pas de nature à remettre en question sa mise en service sous réserve d’un changement du couvercle d’ici 2024 et d’une surveillance du fond de cuve. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce cet avis qui déroge aux principes les plus élémentaires de la sûreté ainsi que la complaisance inacceptable de l’ASN.

L’EPR pourrait donc être autorisé à fonctionner pendant 6 ans avec un couvercle défectueux, et pendant des décennies avec une cuve qui ne répond pas aux caractéristiques requises, sans que la surveillance ne permette de compenser ce défaut. De tels équipements sont pourtant censés présenter une qualité impeccable.

Cet avis de l’ASN va permettre à Areva de présenter une demande de dérogation afin de contourner les prescriptions des textes officiels. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fortement cette logique dérogatoire, qui ouvre un dangereux précédent.

http://www.sortirdunucleaire.org/Petition-cuve-EPR

Publié le 11 avril 2007, le décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville spécifiait que le premier chargement en combustible du réacteur devait être effectué dans les dix ans à compter de cette date. À défaut, il pourrait être abrogé et EDF devrait alors réinitier une procédure comprenant une enquête publique afin d’obtenir un nouveau décret d’autorisation de création.

Depuis, retards et malfaçons se sont accumulés, tout comme les éléments accablants sur les défauts de l’EPR. Dix ans après, le réacteur, qui a vu ses coûts tripler, n’est toujours pas achevé. Plutôt que d’abandonner ce projet inconstructible et dangereux, le gouvernement a cédé à l’industrie nucléaire et accepté de proroger ce délai de trois ans par un décret publié le 24 mars.

Il ne s’agit que de reculer pour mieux sauter ! On peut légitimement mettre en doute la capacité des industriels à finaliser le chantier : quid des innombrables retards et malfaçons déjà constatés ? De la situation financière catastrophique d’EDF et Areva ? Et surtout, quelle crédibilité accorder à des entreprises qui font maintenant l’objet d’une enquête pour usage de faux, mise sur le marché et exploitation sans respecter les exigences essentielles de sécurité d’équipements nucléaires… parmi lesquels figurait la cuve de l’EPR ?

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Gregory Jaczko a été, de mai 2009 à mai 2012, le président de l’autorité de sûreté nucléaire des États-Unis. Tirant les leçons de Fukushima, ses récentes déclarations sont véritablement fracassantes. Les pronucléaires américains le considèrent désormais comme un ennemi...

 

 

 

Tony Benn (ex-ministre chargé du programme nucléaire britannique)

"Mon expérience en tant que ministre m’a conduit à devenir opposé à l’énergie nucléaire"

Tony Benn, ancien ministre travailliste, en charge à la fin des années 1960 du programme nucléaire britannique, a ré-affirmé son opposition au nucléaire en janvier 2012.

"On m’avait dit que l’énergie nucléaire était bon marché, sûre et pacifique. Je me souviens encore d’Eisenhower parlant des "atomes pour la paix" [programme Atoms for Peace].

Mais mon expérience en tant que ministre m’a conduit à devenir opposé à l’énergie nucléaire. J’ai appris par expérience qu’elle n’est ni bon marché, ni sûre, ni pacifique. J’ai découvert après avoir quitté ma fonction que du plutonium produit en Grande-Bretagne avait été envoyé aux Américains pour leur programme de développement d’armes atomiques.

L’énergie nucléaire est un gros problème environnemental et Fukushima est un avertissement adressé au monde.

 

Jürgen Trittin (ex-ministre allemand de l’environnement et de la sûreté nucléaire)

"Les pronucléaires font beaucoup de bruit, mais ils n’ont pas d’avenir"

Jürgen Trittin a été ministre de l’environnement, de la protection de la nature et de la sécurité nucléaire du gouvernement allemand, entre 1998 et 2005. À ce titre, il a été chargé de mettre en œuvre la sortie du nucléaire civil décidée par la coalition SPD-Grünen alors au pouvoir, d’encourager le développement des énergies renouvelables et de faire appliquer le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Voici ce qu’il déclarait au grand quotidien espagnol El Païs, le 7 juillet 2008 :

"Les pronucléaires font beaucoup de bruit, mais ils n’ont pas d’avenir. C’est comme celui qui siffle lorsqu’il traverse une forêt de nuit. Il croit qu’il fera fuir les loups comme cela, mais ça ne marche pas."

 

 

Continuer sur: http://www.sortirdunucleaire.org

 

Quelques renseignements supplémentaires comme le vote des députés européens sur la contamination des aliments en cas d'accident nucléaire par la CRIIRAD - ICI - Stupéfiant! 

Le fait que des limites définies pour un accident survenant à plus de 1000 km puissent être appliquées à un accident survenant en Europe n’a troublé aucun des 455 députés qui ont voté contre l’amendement, aucun des 30 députés qui se sont abstenus. Ils n’ont pas non plus souhaité supprimer les affirmations aussi mensongères que dangereuses sur les limites applicables à l’eau potable.
Ces votes s’expliquent en partie par l’efficacité de la désinformation à laquelle ces élus ont été soumis et que l’on retrouve dans les interventions de plusieurs députés lors du débat. Il nous faut du temps pour vérifier les traductions et
analyser les différentes interventions et préparer les actions qui en découlent.

Comment connaître le vote des députés que vous avez élu - par la CRIIRAD - ICI

CRIIRAD: http://www.criirad.org