Le 1er août 1914, un samedi, tous les clochers de France font sonner le sinistre tocsin, il est 14 heures...

Le gouvernement français aura beau avertir que la mobilisation n'est pas la guerre, 2 jours plus tard, le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France et les premiers soldats tombent sur le front.

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Le 12 septembre 1914, Gara Matabiau, départ des Territoriaux et déjà les premiers retours des blessés

 

 

Les tensions diplomatiques de l’été, depuis quelques jours, préoccupent et les rumeurs prennent peu à peu forme qui, irriguant avec plus ou moins d’intensité villes et campagnes, commencent à agiter le spectre de la guerre.

Avant même d’entendre l’ordre de mobilisation, les Français savent que le tocsin est synonyme de catastrophe. Tout au long du XIXe siècle, il a été la sonnerie de l’émeute et de la violence collective.

Le 1er août 1914, l’ordre de mobilisation générale est décrété en France. Tous les Français soumis aux obligations de la conscription universelle masculine en vigueur doivent donc quitter leur foyer et revêtir l’uniforme.

Pour alerter une population rurale en pleine moisson, dispersée dans des champs et des hameaux éloignés parfois de plusieurs kilomètres de la mairie, les autorités communales délivrent un message sonore d’alarme et font donc sonner le tocsin aux cloches des églises.

L’urgence de la mobilisation qui commence à minuit impose un prompt rassemblement des hommes pour annoncer au plus vite l’ordre de mobilisation.

Rentré chez lui une fois l’ordre connu, chaque homme consulte son livret militaire. Dans celui-ci, il trouve les indications à suivre en cas de mobilisation, qu’il peut aller se faire expliquer à la mairie.

Il s’agit dès lors de s’organiser pour rejoindre à la date demandée le lieu de stationnement de son régiment qu’il soit d’active, de réserve ou de territoriale. Les rassemblements sont échelonnés afin d’éviter de trop grands afflux sur les routes et les chemins de fer. Si les conscrits et les soldats de l’active sont déjà encasernés, les réservistes doivent rapidement s’adapter aux exigences militaires et à la préparation d’une campagne de guerre. Une fois tous les réservistes arrivés, les unités d’active peuvent partir pour leur zone de concentration, point de départ vers les lieux d’opérations choisis par l’état-major.
Ces déplacements de centaines de milliers d’hommes et de chevaux, accompagnés de leur matériel, nécessite une mobilisation sans précédent des chemins de fer. Au final, en France, 16 500 trains militaires circulent entre le 1er et le 20 août. Les lignes maritimes ont également été mobilisées pour les unités venus de Corse et d’Afrique du Nord. 38 000 hommes et 6 800 chevaux ont ainsi traversé la Méditerranée depuis l’Algérie et la Tunisie.
Le voyage en train vers la zone de concentration a constitué pour les soldats la deuxième expérience collective de la guerre. S’il a duré bien moins longtemps que le séjour en caserne, il a marqué fortement les esprits et son souvenir. Pour de nombreux soldats, il représente parfois le premier long voyage de leur vie : les Français de 1914 sont certes plus mobiles qu’un siècle auparavant, mais de très nombreux paysans ont conservé un horizon de vie géographique limité à leur « pays » ou à leur région, découverte lors de leur service militaire.


Malgré l’émotion et la tristesse de la séparation, les Français ont surtout manifesté une attitude pleine de sang-froid. Dans la résignation, entre la consternation et l’enthousiasme, ils ont le sentiment du devoir à accomplir dans l’obéissance à la loi.
Quand ils montent dans le train, les hommes ne savent pas où ils seront débarqués. Tous imaginent bien qu’il s’agit de l’Est, mais la localisation de leur zone de concentration est ignorée. La plupart se persuadent, comme la presse, que le conflit, s'il éclate, sera court.
À la mi-août, l’armée française est prête et se lance dans les premières grandes offensives.

À la fin du mois, plusieurs dizaines de milliers de jeunes Français ont déjà trouvé la mort.

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Escayre

Les campagnes ont appris à vivre, à survivre, dans l'attente du retour, des enfants, des pères, des frères...

La plupart des appelés n'avaient jamais pris le train. Aux premiers espoirs d'une guerre courte et rapide, commencent à poindre une résignation et une fatalité, même si les journaux ne font état la plupart du temps que de victoires. La vie continue, mais de nouveaux appelés quittent sans cesse les villages et les campagnes.

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L'appel est parfois devancé de quelques mois devant les besoins en hommes pour une guerre qui n'était ni préparée, ni stratégiquement supervisée pour l'époque.

Le retard en matériel, le retard d'une guerre pour la plupart des généraux, seront compensées par la multitude sur tous les fronts. Il faudra pratiquement deux ans pour changer la totalité des uniformes datant de 1870, aux couleurs beaucoup trop criardes.

Les enfants de la France découvrent de nouveaux territoires au nord et dans l'est, pendant que les familles, au loin, assurent le ravitaillement essentiel.

A Escayre, le bilan est tout aussi lourd, un arrêt sur image, le temps d'un souvenir, sur une famille, les Coffe. 

Vous en avez sans doute entendu parlé si vous avez lu institutrice d'hier. Lorsque le chauffeur de Madame Palophy demande son chemin pour arriver à Escayre. Il s'adresse alors à une demi-douzaine de "vieux" fumant paisiblement leurs pipes...

La route d'Escayré?

Anatz à Escayré? Counesseiz les Coffo? Soun de brabe monde! (Vous allez à Escayré? Vous connaissez les Coffe? Ce sont de braves gens...)

De braves gens, comme beaucoup dans nos campagnes, pris dans la tourmente de la guerre.

Lucien Coffe est né le 5 décembre 1898, à onze heures du matin. Il est l'oncle d'André et Lucien Coffe de Caujac.

Lorsque la guerre éclate, Lucien est alors agé de 16 ans. Il s'engage volontairement pour 4 ans le 8 janvier 1917, à la mairie de Cintegabelle. Il a alors 18 ans et rejoindra son corps d'armée huit jours plus tard, le 16 janvier 1917.

Lucien Coffe est incorporé au 71eme régiment d'artillerie lourde qui se distinguera lors de la bataille de l'Aisne et de la seconde bataille de la Marne en 1918.

C'est à Montélimar, le 28 novembre 1918, que Lucien Coffe décèdera de ses blessures.

Chaque année, lors des fêtes d'Escayre, le maire, le conseil, les habitants se recueillent devant le monument aux morts, le temps d'un instant, pour honorer ces enfants de la France arrachés à nos villages.

 

 

 

Un grand remerciement à Colette (épouse de) Yves Rodriguez (petit fils d'André) pour leur autorisation et documents fournis

 

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Lâché de ballons à Escayre

 

C'est le 17 décembre 2016 que les enfants d'Escayre et des environs, à l'occasion de la journée du père Noël, ont procédé à un lâché de ballons.

Chaque ballon portait une étiquette avec le lieu de départ, les coordonnées téléphoniques et le prénom de l'enfant.

Le texte sur l'étiquette mentionnait, à l'attention de celui qui la trouvait, toutes les explications pour facilement faire une déclaration sur le lieu d'aterrissage.

Ce jour-là, le vent était très faible, la journée particulièrement ensoleillée avec une température de 11 ° celsius.

 

 

A ce jour, nous n'avons aucune nouvelle concernant l'aterrissage du moindre ballon, mais nous ne manquerons pas de vous informer à la première alerte!

 

Les fêtes d'Escayre ont lieu le dernier week-end du mois de juillet, et cela chaque année.

Rythmées par trois jours d'activités, trois repas exceptionnels, les visiteurs sont nombreux et les participants et bénévoles tout autant.

Généralement, elles commencent le vendredi soir par un cassoulet local, Sylvette Fauré, ancienne habitante du hameau, connue et reconnue de tous par ses talents culinaires, fait mijoter à l'ancienne, dans des marmites en fonte les "cocos de Pamiers", délicieuse préparation au feu de bois. Ce premier repas est préparé par la dynamique équipe des filles du comité des fêtes, Laetitia, Fanny, Lise, Angélique, Ali, Viviane et les autres...

La première soirée se complète par un bal, Salsa, Rock, Chacha, Passo et autres danses font frémir les murs de l'ancienne école d'Escayre.

Ensuite, c'est la fameuse journée des Deuches qui commence le samedi matin. Pendant que les premiers véhicules arrivent guidés par Cédric et Matthieu, l'équipe des marcheurs se prépare à randonner le long d'un parcours à travers les collines, tantôt guidés par Philippe, tantôt par Victor qui livre ses anecdotes, colorant d'images le chemin encore agréable sous les fraicheurs matinales.

La journée de la Deuche voit de nouveaux véhicules s'ajouter chaque année, les exposants aiment à se retrouver, discuter, échanger et les nombreux visiteurs se mêlent à la ferveur des moteurs ronronnant et aux étonnantes machines que l'on peut voir parfois !

Dans le même temps, le petit marché des producteurs locaux et le vide grenier accueillent les premiers visiteurs qui peuvent profiter de l'exposition mécanique également. Cette année, des producteurs locaux proposaient leur savoir-faire :

Un apiculteur présentait son miel, un merveilleux miel originaire des environs de Lézat sur Lèze, un miel récolté le plus naturellement possible par un apiculteur passionné et passionnant qui élève ses abeilles avec beaucoup d'amour, il partageait sa passion malgré une année difficile au niveau des récoltes

Sandrine et Patrick Bonadei, représentés par leurs filles proposaient des produits agricoles sous label bio, pois, lentilles, vous pouvez retrouver leur production dans la rubrique "Dynamisme et production locale" de même que Julie Colson et Christophe Rosset présentaient leurs épices, plantes médicinales bio, conifères et arbres rares...

De nombreux exposants proposaient des produits de toutes sortes, olive et préparations apéritives, pierres de collection (parmi elles, les dernières pierres locales puisque les mines du sud-ouest ont toutes été rachetées et gelées par des actionnaires des entreprises cotées en bourse à des fins d'investissement privés), etc...

Une journée chargée pour les équipes dynamiques du comité des fêtes d'Escayre, journée qui se poursuit par le fameux repas "entrecôtes/frites" d'Escayre, repas souvent copié mais toujours inégalé qui rassemble plus de 500 convives autour d'une viande labellisée française. Un repas recherché puisque chaque année les places s'arrachent dès leur sortie. A cet effet, deux jours avaient été choisis pour effectuer une permanence de vente sur Escayre, toutes les places furent réservées en quelques heures...

Il faut participer une fois à ce repas pour comprendre l'énorme organisation mise en place, Fanny gère les équipes de serveurs bénévoles. 30 serveurs sur les starting block, parfaitement briefés afin qu'aucun détail ne soit laissé au hasard. Edouard, le "maître du feu" est entouré de ses équipes, Laurent, Cédric, Alain, Jean-François et bien d'autres font cuire cette viande savoureuse, le tout sous le regard d'Angel qui accueille les convives et surveille d'éventuels détails à peaufiner.

La soirée se termine par un bal orchestre qui se charge de la digestion des nombreux convives sur la piste de danse. Cédric et Matthieu, à la buvette, appellent à l'aide et les fûts de bière défilent, la petite place de l'école d'Escayre se transforme en fourmilière...

Puis, vint le dimanche, journée très chargée. C'est la fameuse journée du cheval et de l'attelage organisée par Angel Bonadei. Les premiers participants arrivent vers 6 heures, (quand ils ne sont pas arrivés la veille), la foire, petit à petit se met en place sous l'œil des visiteurs les plus courageux. Un parcours pour les cavaliers et attelages, longuement préparé les semaines précédentes, permet aux participants de profiter pleinement des collines et de notre campagne exceptionnelle. Par ailleurs, la petite église d'Escayre accueille les habitants, conseil municipal pour une messe très locale. S'ensuit la cérémonie autour du monument au morts d'Escayre. Hubert Mesplié, maire de Gaillac Toulza, délivre son discours.

Discours du maire

C'est à la suite de cette cérémonie que la mairie de Gaillac Toulza a offert un apéritif pour l'inauguration des travaux de mise au norme de la salle de l'école d'Escayre (et des toilettes). Des travaux réalisés par les employés municipaux, accompagnés de Victor l'infatigable et d'Hubert qui ont permis une livraison juste avant les fêtes. Philippe Doussat s'est également beaucoup investit sur ce dossier jusqu'à son terme.

La journée continue avec le parcours chronométré des attelages, parcours également effectué par des cavaliers. Les participants sous les applaudissements du public ont démontré tout le travail effectué tout au long de l'année. Les attelages parfaitement constitués avec les meneurs, ont réussi à franchir toutes les "épreuves" dans une ambiance festive même si l'on devinait la rigueur avec laquelle chaque étape de ce parcours était franchie.

Les spectacles ont suivis, chevaux, poneys, course d'ânes (prétés pour l'occasion par Angel et Alain Bonadei), pour la joie des participants et les rires parfois, des visiteurs!

Démonstration du travail du sol à l'ancienne, toujours très impressionnant de voir, dans le champ préparé à cet effet, passer les outils d'avant la motorisation, de voir l'art du travail de l'agriculteur, un art qui demandait des connaissances ayant tendance aujourd'hui à disparaître et c'est bien dommage. Remise des nombreux prix, chaque participant ayant le sien, Angel, Hubert et notre célèbre animatrice de la journée de l'attelage, Françoise, distribuent les prix et remercient les participants pour les démonstrations partagées.

La journée se termine par un repas tout à fait spécial : La saucisse au mètre, les très nombreux convives achètent une planche sur laquelle est disposé 1 mètre de saucisse accompagné de frites. L'enthousiasme pour ce repas se partage de bouche à oreille, les places sont limitées.

Orchestre et bal complète une journée bien remplie, chargée à souhait, les bénévoles du comité des fêtes sont ravis bien qu’épuisés !

Lundi, c'est la journée des enfants et de la pétanque. Vous trouverez dans la galerie photo d'Escayre, les images qui valent mieux qu'un long texte, les jeux pour enfants sont organisés par Angélique, tous les enfants sont les bienvenus...

 

Puis vient le tour de la pétanque, les joueurs de toutes générations se croisent et passent un bon moment, mais le jeu c'est le jeu et le sérieux est de mise...

Rien ne peut les troubler...

Arrive ensuite le moment fatidique des récompenses remises par Laetitia

 

Et pour finir cette journée du lundi, une soirée dansante pour les jeunes d'Escayre et des environs, mais le clou de la soirée, c'est un peu la clôture des trois jours de fête à Escayre, la bataille de confettis, et là, c'est la bataille acharnée entre les générations et les pluies de confettis qui n'épargnent personne!  Jugez par vous même!

 

Ainsi s'achève le rapide résumé de trois jours de fêtes, trois jours intenses.

A très bientôt!

 

Sur la page ' contact ' vous trouverez les différentes sections ; repas, fête du cheval, fête des deuches, marché des producteurs et vide grenier qui vous permettront d'entrer en contact direct avec les organisateurs, vous pourrez vous inscrire aux différentes manifestations ou tout simplement vous porter volontaire pour faire partie de cette équipe exceptionnelle !

Ont participé aux textes : Angel, Fanny, Lise, Angélique, Julie, Christophe

Photos: Julie, Christophe

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Merci à Angel, Hubert pour les photos.

Un remerciement tout particulier à Antonin pour les photos prétées, il tenait à figurer dans la rubrique Escayre, comme il disait: "Escayré, es per totjorn"

 

2ème partie - Avant 2005

 

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Merci à Angel, Hubert pour les photos.

Un remerciement tout particulier à Antonin pour les photos prétées, il tenait à figurer dans la rubrique Escayre, comme il disait: "Escayré, es per totjorn"

 

1ère partie - Avant 2005

 

Vous entrez dans une section particulière, celle des photos du "cru", personnages, groupes, individus, familles...

La rubrique est divisée en deux sections, avant 1950 pour la première et avant 2005 pour la deuxième.

 

Pour les années qui suivent, les photos concernent surtout les fêtes et se trouvent dans la galerie que vous pouvez trouver ici

 

 

1ère partie - Avant 1950

2ème partie - Avant 2005

La journée du cheval et de l'attelage

 

Angel et son Frison

 

Entretien avec Angel Bonadei, l'organisateur de la journée du cheval et de l'attelage:

Depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours vu mes parents faire une partie du travail agricole avec des chevaux.

Déjà à l'époque, je me sentais très proche de cet animal. Dans mes souvenirs d'enfant, je me revois accompagner mon père lors de la fauche des prairies.

Dès que j'ai pu mettre le colliers et les harnais sur les chevaux, j'ai commencé à travailler seul, notamment lors de la période de la fenaison. J'avais à l'époque 10 ou 12 ans et j'étais fier de mener ces gros chevaux lourds.

Nous avions également un mulet qui n'écoutait que moi. Je pouvais faire tout ce que je voulais avec.

Lorsque je travaillais sur Gaillac, il m'arrivait, quand je n'avais pas fini de rateler, de monter sur le mulet qui me ramenait tout droit à la maison. L'été, j'allais, en compagnie de ma soeur, chercher de l'eau. C'était folklorique, nous descendions les collines avec notre charrette qui était chargée de bidons et de barriques jusqu'au puit. Là, il nous fallait remplir tous les contenants pour les besoins des animaux et de la maison, car l'eau était précieuse. C'était notre travail quotidien, notre occupation lors des matinées de vacances.

Tout comme mon père, très jeune, j'ai été passionné d'emblée par cet animal. Il y avait toujours un poney, un cheval à monter pour nos moments de loisir et détente.

C'est tout naturellement, au contact quotidien des équidés que j'ai grandi et appris à comprendre, anticiper, les réactions des chevaux. Très vite, j'ai eu beaucoup d'affinité avec le dressage, beaucoup de facilité et de prédispositions, ce qui m'a permis de vivre ma passion.

Lorsque j'ai commencé à m'occuper des fêtes d'Escayre, j'ai consacré une des trois journées, à essayer de faire partager ma passion. C'est ainsi qu'est née la journée du cheval et de l'attelage, qui a toujours lieu le dernier dimanche de Juillet.

Nous organisions, lors de cette journée, des jeux, des spectacles de voltige, des parcours de cross et même une démonstation de char romain très impressionnante. Les participants venaient de toute la région et passaient une journée très agréable puisqu'ils reviennent encore aujourd'hui.

Nous avions aussi un moment précieux lors de ces journées consacré au travail du sol à l'ancienne, effectué par des chevaux, mules, mulets. Des démonstrations de labours, préparation du sol, semis et roulage attiraient beaucoup de monde et permettait de partager un savoir perdu. Et quelle différence entre cette époque de traction animale et le travail effectué avec le matériel d'aujourd'hui.

C'est toujours très important pour moi de continuer le plus souvent possible de dresser des chevaux, plus spécialement pour l'attelage, avec des calèches à deux ou quatre roues.

Les fêtes se maintiennent, la journée du cheval et de l'attelage connait un succès grandissant, chaque année, les participants se font plus nombreux et viennent partager une passion que l'on essaye de communiquer au public toujours aussi fidèle.

 

Cette fameuse journée du cheval et de l'attelage se décompose en plusieurs parties.

La plupart du temps un vide-ecurie est organisé, dans le même temps, des chevaux, ânes, mules, sont proposés à la vente par des professionnels. Cela se déroule dans la matinée, les premiers arrivent tôt le matin, dès 6 heures. Les chevaux sont donc rassemblés pour la foire, c'est un grand succès. On retrouve des chevaux de différentes origines, de tous les départements de la région ils arrivent, Frison, Cob Normand, Breton, Apaloosa et bien sûr, des races locales.

 

En début de foire, les visiteurs peuvent se restaurer, sandwich accompagné d'un bon canon de rouge. Plusieurs calèches, voitures du début du siècle sont présentées pour le plaisir des yeux, gracieusement prétées, notamment par le docteur vétérinaire Lemoine (à la retraite) et utilisées par certains cavaliers pour faire des promenades dans ces merveilles de l'époque.

Cette foire aux chevaux, on y croyait, on l'a réussie. De nombreux chevaux changent de propriétaires tout au long de la matinée et font le bonheur des nouveaux acquéreurs.

Pendant cette matinée, une vingtaine d'attelages seuls ou en paire découvrent sur un parcours vallonné nos champs de tournesol, de maïs, de blé, à travers nos petites vallées fraiches et ombragées sous un soleil matinal qui n'est pas encore très chaud. Tout ces meneurs restent épanouis par le chant des oiseaux, les traversées de lièvres, à la surprise des chevaux dont les oreilles se dressent à l'orée des buissons.

De retour sur le site, les chevaux peuvent boire, se reposer et manger du foin, après le travail, le réconfort. Les meneurs et accompagnateurs se posent à la buvette, échangent leurs impressions, commentent le circuit. Après s'être désaltérés, c'est le moment du repas où se rassemblent tous les participants, là, marchands, meneurs, accompagnateurs se retrouvent et récapitulent les affaires entre maquignons et autres anecdotes, ces conversations sont plaisantes à écouter.

Avec l'après-midi arrive le concours de maniabilité des attelages. Souvent, malgré la chaleur, ils passent les uns après les autres, le temps est chronométré, devant les très nombreux spectateurs interéssés jusqu'au carroussel final dans la carrière libre.

Ensuite viennent les spectacles, des bénévoles viennent partager devant le public leur travail souvent acharné qui se transforme en excellent moment à en croire les applaudissements. Viennent les courses d'ânes tant attendues qui font le régal des spectateurs. Le travail du sol arrive ensuite, labour au brabant ou l'on a pu voir d'infatigables percherons en paire menés à l'époque par Claude Cousseau. La canadienne est ensuite passée et repassée pour niveler les trous afin de préparer le sol. Puis pour la préparation du lit de semence avec le rouleau plombé suivi de deux herses...

A l'issu de tous ces efforts, c'est le tour des récompenses où tous les participants sont remerciés officiellement, l'ensemble des participants est enchanté de cette agréable journée passée à Escayre et revient l'année suivante avec de nouveaux passionnés.

Ainsi se tremine ce rapide résumé d'une journée consacrée au cheval et à l'attelage. Nous espérons vous retrouver très nombreux pour la version 2017 des fêtes d'Escayre!

 

Contacter l'organisateur

Retrouvez les journées du cheval et de l'attelage en photos

1909 Mademoiselle Delmas

1911 Mademoiselle Laplana Constantine

1924 Madame Thomas

1928 Mademoiselle Lignières

1930 Mademoiselle Elise Palophy

1931 Madame Bru

1936 Madame Nogues

1937 Madame Cardon

1938 Madame Maubru

1941 Mademoiselle Eychenne

1946 Monsieur Soula

1951 Mademoiselle Vital Etiennette

1952 Madame Fenasse Irène

1955 Mademoiselle Rouby

1957 Madame Boy

1959 Madame Moreau

1960 Madame Pinel Huguette

1961 Monsieur Salvet

1962 Madame Anne Brun

1963 Mademoiselle De Gharry Monique

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1974 Mademoiselle Lacanal Georgette

 

Sous-catégories

Les deuches à escayre
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Ca bouge à Escayre
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En 1914, l’enrôlement dans l’armée française repose sur le principe de la conscription, établi par la loi Jourdan (1798). Tous les hommes français âgés de 21 ans doivent accomplir, sauf incapacité physique, leur service militaire. Ils sont ensuite intégrés aux forces de réserves, puis aux forces territoriales jusqu’à la fin de leurs obligations militaires (51 ans). En cas de mobilisation générale, « réservistes » et « territoriaux » doivent rejoindre au plus vite leur régiment, sous peine d’emprisonnement pour désertion.

Ainsi, lorsque, dans la soirée du 1er août 1914, les Français découvrent sur la porte des mairies l’affiche portant « ordre de mobilisation générale », chacun sait ce qui est attendu de lui. La guerre n’est pas encore effective (l’Allemagne ne la déclare à la France que le 3 août), mais la crise née en Bosnie a atteint un point critique. L’immense majorité des Français, toutefois, n’avait pas réellement mesuré toute l’ampleur de la gravité de la situation. C’est donc avec une certaine stupéfaction qu’est lu le décret, signé par le président de la République Raymond Poincaré, qui enjoint les trois millions de réservistes et de territoriaux à rejoindre, dès le 2 août, les 800 000 soldats déjà en service actif (au total, 8,5 millions de Français seront mobilisés entre 1914 et 1918).

Pour les soldats et leurs familles, dans l’angoisse de la séparation, l’heure n’est ni à l’exaltation guerrière, ni à l’expression de la haine de l’adversaire, ni à l’exigence de la « Revanche » et de la reconquête de l’Alsace-Lorraine. Les historiens ont remis en cause le mythe d’un départ « la fleur au fusil ». Les attroupements autour des trains de conscrits quittant les gares sous les vivats furent en réalité peu nombreux. Le sens du devoir, la volonté d’assurer la protection de leurs familles, la résignation et l’espoir d’une guerre courte, achevée dans l’année, furent bien les sentiments dominants des mobilisés au moment de rejoindre leur régiment.

source: centenaire.org